TSTD2A - AMD - "QUINTA MONROY" - A. Aravena

AMD

TSTD2- AMD – ESPACE


En vous appuyant de la méthode vue en cours pour questionner un projet d’architecture et de design d’espace, analysez le projet d’Alejandro Aravena « Elemental Housing ».


DÉROULEMENT DE L’ANALYSE :


1- Comprendre le projet :
Prendre connaissance de l’ensemble de la documentation.
Reformuler la description globale du projet.
Repérer les différentes étapes qui sont
essentielles au projet.
(Penser à intégrer la situation initiale, avant que le projet ne voit le jour) .

2- Repérer :
PRINCIPES :
Règle de conception, méthode.
« comment on conçoit ? »

NOTIONS :
Concept pour penser le design : définir,
théoriser.
« Qu’est-ce qui est exploré ou mobilisé ? »
ENJEUX :
Problème ou finalité à résoudre
« Pourquoi et pour quoi concevoir ? »


3- Formuler :
Restituer votre analyse : organiser les informations collectées, votre description et votre compréhension du projet, par parties.
Une phrase : une idée. Chaque idée doit être argumentée.
Une partie : un regroupement d’idées.
CROQUIS + TEXTES



Alejandro Aravena - Elemental Housing
Projet « Quinta Monroy »
2004 – Chili

Au moment du lancement du projet, Quinta Monroy était le dernier bidonville du centre d'Iquique (ville située dans le désert chilien, à 1500 kilomètres au nord de Santiago). Les conditions de vie y étaient très précaires. Le gouvernement chilien a lancé un programme visant le remplacement bidonville par des logements pour 93 familles qui l'occupaient. La première décision essentielle du projet a été de conserver le terrain d'origine – dont le coût était trois fois supérieur à celui des terrains habituellement destinés au logement social –, afin d'éviter de reloger les habitants en périphérie, où le foncier est bon marché mais où l'emplacement peut engendrer la marginalisation. . Chaque famille reçoit un noyau habitable de 30m2. Ce noyau est facilement extensible pour former une future habitation de 70m².
Les bâtiments posés sur une parcelle de 9x9m accueillent deux familles : une famille en rez-de-chaussée (6x6m) et une famille à l’étage avec un duplex (2x6x3m). Une partie de la parcelle reste vide pour accueillir les extensions des deux familles.
En s’appuyant sur les savoirs-faire des habitants du quartier, ce projet favorise l’autoconstruction. Les familles reçoivent la moitié d'une maison équipée de services de qualité, et bénéficient d'un soutien technique pour réaliser elles-mêmes les travaux d'agrandissement.

RETOUR SUR L'ANALYSE

Une analyse en 2 temps :

 

A: PHASE PRÉPARATOIRE ("Brouillon")


1- Comprendre le projet :
Prendre connaissance de l’ensemble de la documentation.
Reformuler la description globale du projet.
Repérer les différentes étapes qui sont
essentielles au projet.
(Penser à intégrer la situation initiale, avant que le projet ne voit le jour) .

2- Repérer :
PRINCIPES/ NOTIONS / ENJEUX :
- Règle de conception, méthode.« comment on conçoit ? »

- Concept pour penser le design : définir, théoriser « Qu’est-ce qui est exploré ou mobilisé ? »

- Problème ou finalité à résoudre « Pourquoi (pour quelle(s) raison(s) ou motivation(s) et pour quoi (pour répondre à quel(s) besoin(s)) concevoir ? »


B : PHASE DE FORMULATION ("Au propre")

3- Formuler :
Restituer votre analyse : organiser les informations collectées, votre description et votre compréhension du projet, par parties.
Une phrase : une idée. Chaque idée doit être argumentée.
Une partie : un regroupement d’idées.
CROQUIS + TEXTES


Constituer des parties à partir des principes/ notions / enjeux repérés.


Intro : présentation générale du projet :

Construit à Iquique au Chili, cet ensemble de logements sociaux à été construit à la place d’un bidonville. L’architecte en charge du projet a du trouver des solutions pour reloger les 100 familles du bidonville, en minimisant les coûts, sur un terrain d’une petite surface.


Une organisation des volumes et de l’emprise au sol optimisée 

- 2 familles sur une parcelle :

- montrer comment les plans des deux logements sont répartis sur la parcelle de 9x9m

- montrer comment chaque famille peut agrandir son logement de la même surface.

- un système d’imbrication des logements :

- montrer le principe d’imbrication et de répétition des volumes.


Repérer que cette organisation permet d’optimiser la surface au sol, et de permettre aux familles de rester dans le centre d’Iquique. Les terrains en centre-ville sont plus chers, et il n’était pas question d’isoler les familles du centre pour les reloger en banlieue.

Repérer que cette organisation permet d’optimiser l’orientation des logements par rapport à la lumière naturelle.

- Enjeux plus larges : la question de l’augmentation de la population urbaine et les solutions à trouver pour éviter d’étendre les villes à l’horizontale.

Cf : le Corbusier , la maison radieuse. Optimisation de l’espace par un système d’imbrication. Architecture sur pilotis pour éviter d’occuper le sol .


L’engagement des habitants

- Repérer que les habitants sont sollicités pour finir la construction du logement

- Repérer que cela nécessite certains savoir-faire (« Les familles reçoivent la moitié d'une maison équipée de services de qualité, et bénéficient d'un soutien technique pour réaliser elles-mêmes les travaux d'agrandissement ».) On peut se questionner sur la nature du soutien technique (sécuriser les transformations pendant les chantiers, après ?)

- Enjeux plus larges : la question de l’implication des usagers aux programmes de transformations de leur lieux de vie. Développement des « Tables rondes », des programmes de « co-conception ».


La personnalisation de l’aménagement et des extensions :

- Montrer que les logement sont livrés « à nu » : possibilité d’agencements différents

- Variation possible du plan : repérer que les limites sont imposées par l’emplacement des points d’eau et des accès principaux.

- variation possible des ouvertures : repérer que les fenêtres peuvent être placées différemment sur certaines parties des façades.

- Montrer que les habitants peuvent faire des choix de finitions (fenêtres différentes, bardages différents…)

- Un logement en accord avec ses besoins :

La possibilité d’adapter l’organisation spatiale an fonction de la spécificité de sa famille.

La possibilité d’adapter l’esthétique du logement en fonction de ses goûts.

Possibilité de nuancer :

N’est ce pas plutôt les moyens des familles qui vont déterminer le résultat ?


Des solutions pour réduire les coûts et assurer ses arrières

- Un logement à compléter : une base standardisée (réduction des coûts de mise en œuvre et matières première), qui assure la conformité des équipements de base (arrivées eau et électricité conforme)

Le reste du chantier est à la charge des habitants.

- Architecture hybride : standard / « débrouille ».

Le complément des habitants est réalisé à partir des matériaux récupérés formes et matières des menuiseries (fenêtres, portes), couleurs des peintures…

- Finitions plus techniques : isolation phonique et thermique (zone désertique) ?


Conclusion :

Faire le bilan du projet : redire ce que le projet a d’intéressant, ses limites. Faire le lien avec des préoccupations plus larges.


Ce projet met en avant des solutions pour trouver un équilibre entre un mode de construction normalisé, standardisé et conforme, et un mode de construction auto-géré, plus économique et personnalisé. Si ce mode de construction est à l’initiative d’une collectivité, cela permet de réduire les coûts de construction en répétant un modèle de base, et de ne pas prendre en charge les frais d’aménagement intérieur. Les frais d’aménagement et d’extension sont laissés aux habitants. Ils peuvent les étaler dans le temps. Ils peuvent également personnaliser l’aménagement de leur intérieur. [C’est une solution que l’on peut retrouver dans d’autres domaines. Les basiques Ikea comme l’étagère « Billy », deviennent une carcasse à habiller. L’objet industriel peut devenir un support de personnalisation. Cela est moins rependu en architecture, dans la mesure ou les moyens techniques à déployer sont plus complexes que pour de l’habillage de meuble. Les conséquences d’un échec en construction sont également plus dangereux.] Au delà de la réduction des coûts, la dimension écoresponsable de ce type de projet est également intéressante, de part la réduction de l’encombrement des sols, mais aussi par la réhabilitation des matériaux de construction utilisés par les habitants. La dimension sociale du projet est aussi importante. Permettre à des populations en situation de précarité d’avoir accès à un logement décent est une nécessite, et expérimenter des solutions possibles est un passage à l’acte déjà très encourageant.


source pdf : https://www.bazed.fr/projet-exemplaire/quintamonroy-2



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