Atelier avec Célie Falières

 

Nous participons à un atelier avec l'artiste Célie Falières, qui est en résidence aux Petites Écuries.

Les Petites Écuries, c'est le lieu dans lequel l'association Les Factotum s'est installée. Il s'agit d'une association culturelle dont l'objectif est de soutenir la création artistique et artisanale contemporaine. 

Tous les mois, un artiste s'installe en résidence aux Petites Écuries, pour développer des recherches croisant sa pratique avec des modes de production rendus accessibles par l'association. Une dizaine de techniques artisanales sont représentées dans l'association. De ces recherches, une exposition est proposée au public, pour diffuser le travail de l'artiste.

Les Petites Écuries se situent tout prêt du lycée. C'est également la présence de Pauline Thöer, une ancienne élève de la section std2a du lycée, aujourd'hui responsable de la programmation artistique du lieu, qui rend l'organisation de l'atelier très facile. 

Notre classe se divise en deux groupes de 15 élèves, et nous programmons 2 temps d'atelier distincts.
Le premier, le mercredi18/03, et le second le mercredi suivant, le 25/03.

Le travail de Célie Falières s'inscrit dans une production plutôt de la nature de l'installation.

Elle collecte, transforme et fabrique les éléments qui constituent in fine une composition hybride. On peut voir ses œuvres comme une association de signes hétéroclites, mais dont la mise en scène génère des rencontres créant du sens.

Mercredi 18/03

Nous arrivons aux Petites Écuries sous le soleil, ce qui participe à nous mettre dans de bonnes dispositions. 

(Pour un groupe qui a travaillé sur le thème de la pluie pendant plusieurs semaines, cet air printanier est le bienvenu.)

C'est Pauline Thöer qui nous accueille. Elle nous présente l'association et le lieu. Un espace composé d'un atelier pour les résidences d'artistes, les ateliers "arts du feu", qui regroupe l'artisan verrier Arcam Glass et les céramistes Marie Hulbert et Simon Fedou, un espace pour accueillir les groupes en atelier (les étudiants de l'école des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire viennent régulièrement y travailler), et un espace d'exposition.

Nous rencontrons ensuite Célie Falières, qui nous invite à entrer dans son atelier de résidence.

Des objets certainement issus de ces collectes sont installés sur les côtés de l'atelier, par catégorie. Il y a des poêles à châtaignes en cuivre, des pieds de meubles en bois, des sortes de petits chandeliers ou flacons... Des plaques de cuivre semblent gravées sur son bureau. Sur une table centrale... des objets en cire.

Célie nous raconte son parcours. Un premier contact avec une approche créative en seconde arts appliqués, qu'elle ne souhaite pas prolonger en première. Une mise à niveau après un bac, un DMA (diplôme des métiers d'arts) en gravure à l'école Estienne, puis l'école de la HEAR (les arts décoratifs) à Strasbourg. 

Elle ne détaille pas sa pratique, juste que lorsqu'elle arrive quelque part, elle ne sait pas du tout ce qu'elle va faire. Elle commence par collecter des éléments, des matières par exemples. Les projets se construisent au fur et à mesure.

Dans le cadre de sa résidence aux Petites Écuries, elle souhaite mêler différents savoir-faire de l'association Les Factotum, l'émail sur métal, la céramique et le verre.

Nous regardons ensuite les objets en cire posés sur la table centrale.  Il s'agit d'Ex-voto (je crois que certains viennent du Portugal).

Un ex-voto représentant une femme enceinte, un autre des organes (des ovaires je crois) ... 

Célie nous explique ce que sont les ex-voto, et qu'elle souhaite les intégrer à son travail. Ce n'est pas forcément la dimension religieuse qui l’intéresse, mais plutôt ce qu'ils représentent et ce que l'on y transpose, nos croyances et nos espérances. 

Elle nous propose de fabriquer nos propres ex-voto, en fabriquant un moule en terre, dans lequel nous coulerons ensuite du plâtre de dentiste.

Nous avons le choix entre deux techniques différentes :

- La technique dite de l"aventurier" : creuser et donner forme au moule directement dans la terre des plates-bandes du jardin.

- La technique de l'argile : modeler le moule avec de l'argile

Seulement Anatole et moi se risquons à la technique de l'aventurier. Nous devons d'abord assainir la zone, essayer de se dégager de la terre sans trop de cailloux et racines. Anatole part sur une sorte de fétiche. Je pars sur un visage, dont les yeux s'imprimeraient dans la forme avec des petits champignons que j'ai trouvés sur place (les champignons sont remontés à la surface quand nous avons versé le plâtre).

Anatole fabrique un premier moule, creusé directement dans la terre, avec des écorces sur les côtés pour créer des empreintes. Il recouvre ensuite ce premier creux d'une couche d'argile, plus malléable, à laquelle il peut donner plus de détail.  Nous n'avons pas encore vu son moulage fini, car lorsque nous avons quitté l'atelier, son plâtre n'était pas encore sec et prêt à être démoulé.

 

Les autres du groupe ont modelé leur moule à l'argile, en utilisant les outils de Célie, des mirettes et des ébauchoirs.

Constance, une reine d'échec, Clothilde, un symbole féministe, Nino, un glaive, Kayla, un cœur à ornements, Lana, un cœur rayonnant, Léna, un soleil dansant, Aïwen, Sacha et Mariam, une coccinelle, Lison, un petit frère heureux, Louise , un appareil photo, Romain, une dague, Fantine, une tête de requin. 

A suivre pour le deuxième atelier... 



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